Yin Yang : interrogations




Deux interrogations font référence au billet Yin Yang.

Pour l'une, un partage d'expérience que "la question de l'observateur est un indicateur de sa position", l'exposé d'une pratique et l'interrogation sur ce que je fais de la mienne.

Pour l'autre, "le sens naît de la lecture qu'autorise la forme" mériterait illustration.

Je réponds d'abord à la seconde, pour éclairer la première.



Ce sont des illustrations qui la suivent que je déduis ma proposition : "le sens naît de la lecture qu'autorise la forme".

- la forme autorise une lecture cyclique des phénomènes ;

La forme que prennent le blanc et le noir autorisent à lire un phénomène qui commence modestement pour s'amplifier jusqu'à une apogée d'où il s'effondre pour laisser place à une forme qui lui est à la fois profondément étrangère dans son contenu (blanc/noir) et similaire dans son processus (formes identiques).

- et aussi un alignement permanent des essences ;

Cette cyclicité prend appui sur une stabilité : les deux petits ronds sont toujours alignés, même si aucun segment de droite ne matérialise cet alignement.



En réponse à la première interrogation, je perçois le questionnement de la personne comme une "édition" du monde.

J'interroge la posture dont procède cette édition : "le sens naît de la lecture qu'autorise la forme".

Cette posture reste souvent insue, jusqu'à ce qu'elle soit révélée à la confrontation d'un tiers, personne ou contexte.

Pour illustration, une communication dont la première partie explore les écarts culturels entre deux populations engagées à travailler ensemble au sein d'une nouvelle organisation : "L'intégration du handicap, levier de construction identitaire d'une entreprise".




Les interrogations

"la question de l'observateur est un indicateur de sa position" : je ne peux qu'abonder dans ton sens, mais j'aimerai savoir comment tu ressens cela. Ce que j'en pense automatiquement est un peu trop logique. En effet, une déformation culturelle me fait analyser les demandes et questions de mes contemporains de manière principalement sémantique, sans pour autant le faire scientifiquement ni exclusivement. Je m'explique. Un congénère, un ami, une belle plante fait une réflexion, une allusion, pose une question philosophique ou pratique ; j'en extrairai sans les compter des champs sémantiques basés sur ses verbes, les substantifs choisis, et une synthèse grossière de tous les autres types de mots ou d'expressions que la personne aura employés. Cela m'apporte une information juste mais très limitée du locuteur.
J'aimerais savoir si par "la question de l'observateur est un indicateur de sa position", tu entreprends ou subis d'apprendre des choses profondes, pointues, ou utiles à une discipline morale, médicale, spirituelle.
En gros, que fais-tu de cela ?

"le sens naît de la lecture qu'autorise la forme" : je suis presque certain d'être d'accord, et pourtant je peine à comprendre ta phrase (étonnant, non ?),

Yin Yang