01 octobre 2008
Déontologie, de la mutité à l'allotélie
Risques systémiques : qu'y peut la déontologie,
sur laquelle chaque profession fonde son identité ?
Innovations indispensables, équipes dispersées, organisations globales, environnement volatil, risques systémiques : qu'y peut la déontologie, sur laquelle chaque profession fonde son identité ?
La mutité, impossibilité de parler, conduit à des résultats étrangers à la finalité, l'allotélie.
Si taire le risque conduit à la ruine, voici trois pistes pour la prévenir :
- assurons-nous d'une bonne gouvernance
- revisitons les fondements de notre déontologie
- rappelons le caractère opératoire de la déontologie.
Assurons-nous d'une bonne gouvernance
Explorons d'abord trois pratiques de bonne gouvernance destinées à "dé-masquer" le risque, qui pèse sur la fécondation de l'écart entre le soi et le non soi.
▪ Renseignons chacune de nos décisions :
- sur les risques qu'elle entend prévenir et sur ceux qu'elle ouvre ;
- sur les opportunités qu'elle autorise à saisir, et sur celles qu'elle clôt.
▪ Cultivons un réseau de compétences et de sensibilités diversifiées.
Sollicitons chacune comme parrain / marraine de notre propre diversité.
▪ Distinguons ce que nous voulons éviter de ce que nous désirons.
Cernons ce qui nous paraît nécessaire, pour prévenir le non souhaité et faire place au désirable.
Attention : vulnérabilité dès lors que l'on tient la partie pour le tout ; par exemple des seuls états comptables pour toute forme de redevabilité.
Revisitons les fondements de notre déontologie
▪ Déontologie, sans laquelle nul professionnel ne saurait prétendre cultiver, comme un intérêt particulier, le seuil du collectif qui le situe et l'entretient.
▪ Construction d'identité, par laquelle chaque professionnel peut effectivement contribuer à ce que tout autre puisse se construire comme co-gestionnaire d'un risque maîtrisé.
▪ Pertinence, en ce que la dispersion du monde invite à construire la confiance, afin que chaque personne, où qu'elle se situe, puisse trouver moyen et avantage à s'engager dans la construction du monde qui s'invente, non comme un donné, mais comme un "à construire".
Rappelons le caractère opératoire de la déontologie
Une double hypothèse y conduit.
▪ L'une, que crédits avariés, frelatage à la mélamine et effondrement des colonies d'abeilles relèveraient d'un même funeste syndrome que ce qu'évoquent amiante, sang contaminé, somatotropine, encéphalite spongiforme bovine..., pour ne citer aucun nom commercial.
▪ L'autre, que ce syndrome prendrait source aux facteurs de non qualité de l'organisation innovante : commandite multiple, commandite non dite, déplacement du risque et déplacement de l'horizon identitaire.
Pour prévenir la ruine, une culture déontologique vivace accompagne nécessairement toute innovation.
Taire le risque conduit à la ruine
Taire le risque conduit à des résultats étrangers à sa propre finalité - la mutité à l'allotélie - d'autant que toute identité se construit face à un défi inédit, toute culture face à un risque partagé.
Toute entreprise le sait, sans diversité pas de débat, sans débat pas d'affectio societatis.
Ainsi, sans engagement vers un faire société, délitement et effondrement.
Pour en savoir plus
Didier SICARD, Président d'honneur du Comité national consultatif d'éthique, illustre l'incidence de la mutité dans son intervention "Les inégalités d’accès aux soins : quels risques pour notre société ?" lors du colloque Le système de santé au risque des inégalités, à l'Assemblée nationale le 26 septembre 2008.
Construire la confiance : le Forum social mondial à Nairobi et le Forum économique mondial à Davos convergent sur cette même nécessité, en janvier 2007.
Une identité se structure face à un défi - Cf. Identité et liminalité de mars 2007, une culture face à "un péril craint entre tous", selon Philippe d'IRIBARNE dans Penser la diversité du monde, Seuil, septembre 2008.
Cette communication, reprise par Coachs & Vous, la revue électronique de Coaching Avenue, fait écho à :
- Déontologie, un destin furieusement moderne.
- Innovation permanente, qu'y peut la qualité ?
- L'aveuglement, un phénomène d'identité.
- Coaching sur la planète, qui accompagne qui ?
zziuQ ! : la mission, la forme et l’histoire de la déontologie, en un quiz proposé pour la première université d'été francophone de la Fédération internationale de coachs (ICF).
Photo : Mutité, montage d'après une prise de vue mise en ligne par Régine.
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Déontologie, de la mutité à l'allotélie Rédigé par François-Noël Tissot
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24 décembre 2007
Déontologie
Déontologie
En 2004, je l'écrivais déjà : "la déontologie pourrait renouer avec un destin furieusement moderne".
Fin 2007, Google rapporte près de 400 000 entrées pour "déontologie".
La consultation des premières pages permet encore mal d'identifier les défis que cernent ce terme.
La déontologie qualifie
Quelle que soit sa profession, un professionnel saisit que la déontologie fonde son identité professionnelle, plus sûrement que tout autre dispositif de qualification, d'habilitation ou de certification.
Pour autant, cette déontologie est-elle le reflet d'une éthique, le point d'appui d'une réflexion humaniste partagée, un calalogue de bonnes pratiques, un engagement que l'on signe ?
A chaque professionnel, il revient de déterminer en quoi il y est soumis, et pour quelle part il en est sujet.
Co-gestion d'un risque maîtrisé
Il est utile de connaître sa propre déontologie, et celle de ses pairs, quelle que soit leur profession : c'est un élément clef de toute collaboration, comme de toute négociation.
En effet, pour tout professionnel, la déontologie est l’une des clefs des représentations qui régissent son activité et ses décisions.
Car sa culture déontologique relève d'un exercice solidaire de co-gestion d’un risque maîtrisé.
Pour cerner le champ, la mission et la forme de la déontologie, voir Faire société : organisation globale et déontologie.
Qualité et économie du lien
Toute profession aspire légitimement à valoriser le lien qu'elle entretient avec la population qu'elle entend servir.
Pour accroître la qualité et l'économie de ce lien, il lui revient de rendre lisibles, tant par ses propres membres que par leurs clients, les bonnes pratiques qui bordent les aires de glissement éthique.
Alerter, autoriser, interdire, sanctionner... : voici comment la plus importante organisation professionnelle d'une profession émergente décline son code de déontologie.
Gouvernance en organisation émergente
Une déontologie construit un lien utile et nécessaire lorsqu'il s'agit de conjuguer des talents.
C'est pourquoi la déontologie paraît renouer avec un destin furieusement moderne lorsqu'il s'agit d'inventer les organisations émergentes face aux défis inédits du siècle qui s'ouvre.
Pour cerner la contribution de la déontologie pour une communauté qui intervient selon les modalités d'une organisation éclatée, étendue, en environnement incertain, voir Faire société : déontologie et identité.
Penser large pour agir juste : une autonomie en construction
Dans un monde qui se transforme permettre à mes confrères et consoeurs d'y sensibiliser leurs clients, en préparation de la seconde université d'été francophone de mon organisation professionnelle, l'International Coach Federation (ICF), j'imaginais en juin 2004 ce jeu en forme de quiz.
Pour en savoir plus
En juillet 2009, l'ONU accueille le premier Global Ethics Forum à Genève.
01 juillet 2007
Une ressource en déontologie pour un professionnel, et son coach : François-Noël Tissot, conseil en identité
Une ressource en déontologie pour un professionnel, et son coach
Eclairer une question de déontologie que rencontre un professionnel nécessite diligence, recul et impartialité.
Ce que ne permettent nécessairement ni la commission de déontologie de son organisation professionnelle ni la compétence spécifique de son coach éventuel.
Ce professionnel, et son coach, peuvent alors prendre appui sur la perspective que j'ai construite comme conseil en identité.
Points d'appui
Conférences et consultations entretiennent et élargissent la culture que j'ai construite, notamment à l'exercice de responsabilités dans le cadre de l'émergence du coaching francophone.
Pilote du dispositif de révision de l'expression francophone du code de déontologie de la Fédération Internationale de Coachs (International Coach Federation) par les coachs francophones de l'ICF résidant dans 27 pays, en 2005.
Traducteur du code de déontologie de l'ICF, nouvelle édition promulguée le 8 mars 2005.
Traducteur et promoteur d'une expression francophone unifiée pour le code de déontologie de l'ICF, à partir de 2003.
Construction d'un quiz sur la déontologie en préparation de la seconde université d'été de l'ICF en France (2004).
Membre fondateur de la première commission francophone de déontologie en coaching, depuis 2002.
Adhérent à CoachVille (n° 59213) et Coaching Avenue (n° 155).
Chargé de la préparation du code de déontologie du coaching interne d'un groupe parmi les Fortune Global, en 2002.
Participation à l'émergence du premier groupe francophone de supervision collective en coaching interne d'un groupe international, à partir de 2001.
Participation à l'introduction de l'ICF en France à partir de 2001 (membre n° 1009731).
Chargé de missions de coaching interne auprès de l'opérateur du premier réseau mondial de télécommunications à partir de 2000.
Pour en savoir plus
• "Coaching sur la planète" : A qui le coaching profite-t-il ? Comment en vit-on ? Qui accompagne qui ? (2007)
• Code de déontologie de l'ICF (édition 2005)
• Quiz sur la déontologie (2004)
• Conseil en identité depuis 1975, fondateur du premier cabinet francophone de conseil en identité (1983).
10 mai 2007
Ethique, morale et identité
Ethique, morale et identité
Rédigé par François-Noël Tissot, à l'occasion de la journée commémorative de l'esclavage, de la traite négrière et de leurs abolitions, le 10 mai 2007.
La morale est à l'éthique ce qu'est la carte au territoire.
La distinction entre éthique et morale est essentielle.
Entretenir cette distinction relève de l'éthique.
Distinguer éthique et morale
Principe éthique, l'homme ne peut ni s'acheter ni se vendre.
Dès lors en quoi, l'esclave, qui s'achète et se vend, serait-il un homme ?
L'éthique fonde la personne ontologiquement ; la personne en régit sa pensée dans le champ de l'individuel et du collectif, en privé comme en public.
En cela, l'éthique serait absolue.
Tandis que la morale régit les relations à autrui ; dans le champ du seul collectif, en privé et en public.
Ainsi, toute morale serait circonstancielle, à une communauté, à un biotope, à une époque.
Il existerait bien des morales, chacune relative.
Confondre éthique et morale
S'en reférer à "la" morale comme seule expression possible de l'éthique entretient une confusion entre morale et éthique.
Cette pratique est l'un des leviers de la construction des identités collectives, et de leur radicalisation.
Une confusion choisie entre morale et éthique permet d'élever des croyances et des moeurs circonstancielles au rang de principes immanents, ontologiques.
Au nom de tel principe, dont l'expression devient désormais perceptible, identifiable, il devient possible de qualifier ou de disqualifier un individu ou une population, non par ses croyances ou ses moeurs, mais du fait de la nature distincte qui s'en révèle.
Identité
Lorsqu'un individu se qualifie de comportements ne relevant pas de "la" morale, sous-entendu de l'éthique, ontologiquement il ne peut être reconnu comme alter ego, donc légitime ni du même respect ni des mêmes droits.
Cette distinction peut alors fonder l'asservissement, la réclusion, le bannissement ou la mort d'un être considéré comme "dénaturé" : il n'est pas ce que sa forme aurait pu laisser entrevoir.
Dès lors, lui et ses pareils constitueraient une menace sociale qu'il conviendrait de prévenir... en prenant appui sur ces indices mêmes permettant de les distinguer : l'apparence, le parler, la croyance, les moeurs, la fortune, l'habitat, la génétique... ?
Ethique et identité
L'éthique est un absolu en ce qu'elle fonde la personne, ontologiquement.
Or, selon l'éthique, l'homme ni ne tue ni ne mange l'homme.
Ainsi, au XXIème siècle, le nôtre, on rapporte des conflits dans lesquels les combattants mangent un morceau du foie de leurs victimes.
A ce rite, ces combattants illustrent que leurs victimes ne pouvaient être des hommes puisque, principe éthique, ontologique, l'homme ne mange pas l'homme.
Paradoxalement, en consommant leurs victimes, ces combattants marquent leur adhésion à cet absolu éthique que l'on ne peut enfreindre au risque de se soustraire à son humanité.
Morale et identité
Pour faire société, et advenir, exigence éthique, nul n'échappe à une morale, toute relative qu'elle soit.
Dans 1984, George Orwell expose la performance de la langue en vigueur dans le monde qu'il projette : "...fournir un mode d'expression ...et rendre impossible tout autre mode de pensée."
Ainsi, la langue elle-même est une morale en ce qu'elle permet, reflète et contraint le champ des possibles sociaux.
Pour en savoir plus
"L'aveuglement des élites" illustre les risques de confondre éthique et morale, carte et territoire.
"La cité interdite" illustre-t-elle que la liberté de la personne trouve sa juste expression dans le seul choix de s'inscrire dans l'ordre du monde ?
Conseil en identité, François-Noël Tissot explore l'expression des référents éthiques des organisations émergentes.
En 2002, avec "L'être / La lettre", il répond à l'invitation d'un groupe parmi les Fortune Global de préparer son code de déontologie du coaching interne, puis il prend part à la fondation de la première commission francophone de déontologie en coaching.
En 2003, à l'occasion de la première université francophone de coaching, il propose un quiz sur l'histoire, la forme et la fonction de la déontologie.
En 2004, il défend que langue et déontologie sont des liens solidaires et travaille à une expression francophone unique du code de déontologie de l'ensemble des chapitres de son organisation professionnelle, la Fédération internationale de coachs (ICF).
En 2005, il invite les coachs francophones établis dans 27 pays à prendre part à la révision de cette expression.
Illustration : "Le cri, l'écrit", sculpture, de Fabrice Hyber, Jardin du Luxembourg, Paris, photo Media France.
10 janvier 2007
Redevabilité et responsabilité sociétale des entreprises

Question d'identité : redevabilité et responsabilité sociétale des entreprises
Quelle responsabilité sociétale des entreprises peut-on attendre sans une redevabilité à laquelle chaque collaborateur puisse contribuer ?
Dès lors, quelle redevabilité construire ?
Comment le décisionnel s'en distribue-t-il dans l'organisation ?
Avec quels effets sur la fonction managériale ?
Quelle efficience et quels risques pour l'entreprise ?
04 mai 2006
Deontology and identity
Voici, en français, toute l'histoire du Code de Déontologie de la Fédération internationale de coaches (International Coach Federation - ICF).
Below, you'll find the original ICF French Code of Deontology and how it originated.
A specialist in identity issues, François-Noël TISSOT believes that any professional should be able to comment upon his deontology in his client's working language.
This is the reason why, in 2003, he started translating the ICF Code of Ethics into French and to have such translation validated by French speaking Chapters of the International Coach Federation.
François-Noël was thus prepared when, on 8th March 2005, Coaching World published a new code of ethics, modified under David Matthew PRIOR's and Drazia RUBENSTEIN's supervision, and approved on 22 January 2005 in an English version only.
François-Noël authored a new French translation on 9 March 2005.
With the approval of our chapters from Belgium, France and Montreal, he then invited all ICF French-speaking coaches established in 27 countries to amend or to validate his translation.
Thanks to VPs Diane BRENNAN and Christine MARTIN, the revised French translation was posted on ICF web site on 3 June 2005.
For a reason unexplained so far, the text posted contains 7 typographic errors which do not reflect positively upon the commitment of ICF French-speaking coaches.
So, until the ICF site is amended, coaches and their clients are invited to refer to the original "Code de Déontologie" validated by our ICF French-speaking coaches worldwide.
Here is the whole story, in French.
03 mai 2006
Coaching et déontologie
Historique et fondements de la révision du code de déontologie
Langue et déontologie sont des liens solidaires
En 2002, François-Noël TISSOT est invité à la fondation de la première commission déontologie francophone de l'ICF, par la première dépositaire du Chapitre France, Pascale PELLETIER.
Il soutient la constitution d'une commission déontologie francophone à laquelle puissent se rapporter, dans leur langue de travail, tous les coachs francophones de l'ICF, et leurs Clients, où qu'ils résident.
Il invite le Board de la Fédération internationale de coachs (ICF) à engager un dispositif de révision collective pour chacune des langues de travail de ses adhérents.
Dans Faire société : déontologie et identité, il expose l'intérêt qu'il y voit pour une organisation professionnelle émergente.
Un nouveau code de déontologie
Le 22 janvier 2005, l'ICF approuve un nouveau code de déontologie, promulgué le 8 mars, en anglais seulement.
Le lendemain, François-Noël Tissot en propose une expression francophone, en conformité avec les principes de révision établis un an plus tôt.
Les coachs francophones de l'ICF, établis dans 27 pays, sont invités à réviser l'expression francophone du nouveau code de déontologie, à l'occasion de la Journée internationale de la francophonie et de la diversité pour une société plurielle et solidaire.
Cette initiative, conçue et pilotée par François-Noël Tissot, est réalisée avec le soutien de Jean-Pierre BEKIER, capitaine du chapitre de Montréal, et le relais du chapitre France qui reprend à cet effet un article, Faire société : organisation globale et déontologie, publié le 22 février 2005 par Coachs & Vous, la revue électronique de Coaching Avenue, portail francophone du coaching.
La Fédération internationale de coachs promulgue l'expression francophone de son code de déontologie le 3 juin 2005, ave le soutien de Diane BRENNAN et de Christine MARTIN, VPs.
Un dispositif de révision commun
Le 5 décembre 2003, François-Noël Tissot propose une première expression francophone du code de déontologie de la Fédération internationale de coachs (ICF).
Il constate que les chapitres francophones utilisent des expressions très diversifiées de la déontologie et les invite à une révision commune.
Odile DOLLE se joint à lui pour arrêter les principes de révision, le 15 février 2004, et engager une première révision.
Au printemps 2004, les chapitres francophones de Belgique, de France et de Montréal valident le principe d'une révision commune de l'expression francophone de leur code de déontologie.
Ils nomment chacun un correspondant chargés d'en assurer le relais : Françoise SFAX en Belgique, Pierre MICOUD-TERRAUD en France, Louise DANSEREAU à Montréal.
Les chapitres et le code de déontologie
Début mai 2006, les sites des chapitres francophones font apparaître le code de déontologie de la
Fédération internationale de coachs (ICF) :
• soit sous une forme périmée, c'est le cas de la Belgique et de la France,
• soit sous une forme périmée et fantaisiste, c'est le cas de la Suisse,
• soit le sujet n'apparaît pas, c'est le cas de Montréal.
Une commission déontologie francophone
Le projet auquel invite François-Noël Tissot : une commission déontologie francophone à laquelle pourraient prendre part et se référer tout coach de l'ICF, et ses clients, dans leur langue de travail, où qu'ils résident dans le monde.
Pour en savoir plus
25 décembre 2004
Identité & Déontologie
Reproduit par Coachs et Vous, lettre publiée par Coaching Avenue.
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20 juin 2004
Déontologie
zziuQ !
! Quizz
questionnements
A Associez deux à deux les termes qui conviennent :
1. Charte A. Engagement
2. Code B. Contrat
3. Loi C. Libertés
Illustration : 3B associe Loi à Contrat, etc.
B Pour un professionnel, la déontologie recouvre :
1 les conditions commerciales dans lesquelles s'inscrit un contrat ?
2 un code que l'on signe ?
3 un engagement qui se travaille ?
autres (précisez, vos suggestions seront intégrées comme choix possibles) :
4 public ?
5 privé ?
6 individuel ?
7 collectif ?
8 la pensée personnelle ?
9 les relations à autrui ?
10 les positions et les comportements ?
11 les relations d'une communaute professionnelle ?
01 mars 2004
ICF : Code de Déontologie (expression francophone)
Cette expression francophone du Code de Déontologie est publiée sur le site fédéral de l'ICF depuis le 3 juin 2005.
CODE DEONTOLOGIQUE de l'International Coach Federation (ICF)
Code de déontologie approuvé le 22 janvier 2005 et promulgué le 8 mars 2005, en langue anglaise seulement, que François-Noël Tissot, adhérent ICF 1009731, traduit le 9 mars 2005, puis soumet à la révision des coachs francophones de l'ICF établis dans 27 pays, à l'occasion de la Journée internationale de la francophonie et de la diversité, pour une société plurielle et solidaire, le 20 mars 2005.
Note du traducteur, pilote du dispositif de révision : le texte présent sur le site de l'ICF comporte 7 erreurs d'ordre typographique.
Jusqu'à modification, le texte ci-dessous fait référence.
Première Partie : la Philosophie du Coaching à l'ICF
L'International Coach Federation (ICF) adhère à une forme de coaching qui respecte le client comme expert dans sa vie et dans sa profession, et croit en chaque client, sa créativité, ses ressources, son intégrité.
Sur ces bases, la responsabilité du coach est de :
• Découvrir, clarifier et s'aligner sur ce que le client veut accomplir
• Encourager le client à explorer ses propres potentialités
• Eclairer les solutions et stratégies que formule le client
• Centrer le client sur ses enjeux et responsabilités.
Seconde Partie : la Définition du Coaching pour l'ICF
Le coaching est un accompagnement professionnalisé dont les bénéficiaires produisent des résultats significatifs dans leurs vies, leurs carrières, leurs projets ou leurs organisations. Par le processus de coaching, les clients approfondissent leurs apprentissages, accroissent leur niveau de performance et génèrent plus de satisfaction dans leur vie.
Le client choisit le sujet de chaque séance auquel le coach contribue par son écoute active, ses observations et son questionnement.
Cette interaction crée de la clarté et met le client en action.
Le coaching accélère la progression du client en lui fournissant un éclairage pointu et une prise de conscience de ses choix.
Coacher, c'est se concentrer sur là où en sont les clients et sur ce qu'ils sont prêts à faire pour arriver où ils veulent être dans l'avenir.
Les coachs membres de l'ICF et les coachs certifiés par l'ICF reconnaissent que les résultats proviennent des intentions du client, de ses choix et de ses actions, avec le soutien du coach dans le déroulement du processus de coaching.
Troisième Partie : Repères Déontologiques de l'ICF
Conduite professionnelle générale
En tant que coach :
1- Je me conduirai de manière à présenter une image positive de la profession de coach et je m'abstiendrai de comportements ou de déclarations qui portent atteinte à la compréhension ou à l'acceptation par le public du coaching en tant que profession.
2- Je ne ferai pas volontairement de déclarations publiques qui soient fausses ou trompeuses, ni de fausses promesses dans quelque document que ce soit se rapportant à la profession de coach.
3- Je respecterai les diverses approches de coaching. Je traiterai avec respect les travaux et les contributions de tiers et ne les présenterai pas comme miens.
4- Je serai attentif à toute incidence potentiellement néfaste en reconnaissant la nature du coaching et son impact sur la vie des autres personnes.
5- En toutes circonstances, je chercherai à reconnaître les incidences personnelles qui pourraient influencer, entrer en conflit ou interférer avec la performance de mon coaching ou mes relations professionnelles. Quand les faits ou les circonstances l'imposent, je chercherai rapidement une assistance professionnelle et déterminerai l'action à suivre, y compris si cela est approprié de suspendre ou de terminer mes relations de coaching.
6- Comme formateur ou superviseur de coachs potentiels ou accomplis, je me conduirai en accord avec le code déontologique de l'ICF dans toutes les situations de formation et de supervision.
7- Je conduirai et rendrai compte de recherches avec compétence, loyauté et dans le cadre de standards scientifiques reconnus. Ma recherche sera conduite avec l'approbation ou le consentement nécessaire des personnes impliquées, et avec une approche qui protège raisonnablement les participants de quelque risqué potentiel.
8- Avec précision, je créerai, entretiendrai, archiverai et détruirai toute trace du travail effectué en rapport avec la pratique du coaching d'une façon qui assure la confidentialité et satisfait toutes les lois en vigueur.
9- J'utiliserai l'information qui relève de l'annuaire de l'ICF (adresses internet, numéros de téléphone, etc) seulement de la façon et dans le cadre autorisés par l'ICF.
Conduite professionnelle à l'égard des clients
10- Je me tiendrai responsable de déterminer les limites claires, pertinentes et culturellement adaptées qui gouvernent quelque contact physique que je puisse avoir avec mes clients.
11- Je n'engagerai de relation sexuelle avec aucun de mes clients.
12- Je construirai des accords clairs avec mes clients et j'honorerai tous les accords pris dans le contexte de relations professionnelles de coaching.
13- Je m'assurerai que, au cours de la première séance, ou préalablement, mon client comprend la nature du coaching, le cadre de la confidentialité, les accords financiers et les autres termes du contrat de coaching.
14- J'identifierai avec précision mes qualifications, mon savoir-faire et mon expérience de coach.
15- Je n'orienterai pas intentionnellement mon client ni ne formulerai de fausses promesses sur ce que mon client pourrait obtenir d'un processus de coaching ou de moi en tant que coach.
16- Je ne donnerai à mes clients ou prospects quelque information ou avis que je sais ou crois trompeur.
17- Je n'exploiterai pas en connaissance de cause quelque aspect de la relation coach-client à mon profit ou à mon avantage personnel, professionnel ou financier.
18- Je respecterai le droit du client de terminer le coaching en quelque point du processus. Je serai attentif aux signes que le client ne tire plus parti de notre relation de coaching.
19- Si je crois que le client serait mieux accompagné par un autre coach, ou par une autre ressource, j'encouragerai le client à entreprendre ce changement.
20- Je suggérerai que mes clients recherchent les services d'autres professionnels lorsque cela apparaît pertinent ou nécessaire.
21- Je prendrai toutes les mesures utiles pour informer les autorités compétentes dans le cas où mon client déclarerait une intention de mettre en danger lui-même ou des tiers.
Confidentialité
22- Je respecterai la confidentialité des propos de mon client, sauf autorisation expresse de sa part ou exigence contraire de la loi.
23- J'obtiendrai l'accord de mes clients avant de mentionner leur identité ou toute information permettant de les identifier.
24- J'obtiendrai l'accord du bénéficiaire du coaching avant de dévoiler quelque information le concernant à quiconque rémunère ma prestation.
Conflits d'intérêts
26- Pour tout conflit d'intérêt, en cours ou potentiel, j'exposerai ouvertement la situation et délibérerai pleinement avec mon client comment en traiter de quelque façon qui le serve le mieux.
27- Je tiendrai mon client informé des rémunérations que je pourrais recevoir de tiers pour des recommandations ou conseils le concernant.
28- Je pratiquerai l'échange de prestations contre des services, des biens ou toute autre rémunération non financière seulement lorsque cela n'affecte pas la relation de coaching.
Quatrième Partie : l'Engagement Déontologique à l'ICF
En tant que coach professionnel, je m'engage à honorer mes obligations déontologiques à l'égard de mes clients, de mes collègues et du public en général. Je m'engage à respecter le code déontologique de l'ICF, à traiter les personnes avec respect comme des êtres humains indépendants et égaux, et à revendiquer ces engagements auprès de ceux que j'accompagne.
Si je contrevenais à cet engagement ou à quelque partie du Code de déontologie de l'ICF, j'accepte que l'ICF, à sa seule discrétion, m'en tienne responsable. En outre, je conviens que ma responsabilité à l'égard de l'ICF puisse entraîner la perte de mon adhésion à l'ICF et/ou de mon accréditation ICF.

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