FAIRE SOCIETE : coopération, intégration, construction d'identité

Construction d'identité, un processus choisi et piloté

31 octobre 2009

Forum ouvert sur Forum ouvert

Forum ouvert sur Forum ouvert




On 20091101, François-Noël TISSOT presents identity building as a projectLe concept même de ce qu'est l'identité de modifie d'une ère à une autre.
Par conséquent, il est plus enthousiasmant et prometteur de tenter d'apprivoiser de nouvelles modalités, qu'il n'est coûteux et risqué de se fier aux formes d'un passé révolu.

Ainsi, s'engager face aux défis du siècle conduit à réexaminer les dispositifs de construction d'identité personnelle et sociale, selon une ingénierie de l'auto-organisation, afin de redéployer la richesse humaine vers l'innovation dans une logique de développement durable.

L'approche du forum ouvert, comme les tables de coopération, participent de cette aspiration.
Avec cette perspective, l'Institut Open Space France tient un forum ouvert sur le forum ouvert sur le toît de la Grande Arche de la Défense à Paris, du 30 octobre au 1er novembre 2009.




Pour en savoir plus

Construction d'identité, approche du forum ouvert et valorisation de l'emploi

Etaient présents au forum ouvert sur le forum ouvert :
Yannick AMEUR, Philippe ANTOINE, Jean-Luc BERNET, Luc BIZEUL, Laurent BOSSAVIT, Claire BOURGOGNE, Nancy BRAGARD, Nadine BRET-ROUZAULT, Camilla BURG, Mathieu COSTE, Yves CRESPIN, Christophe DUCAMP, Nancy EAGAN, Omar ELMONTASER, Cathie FANTON, Axelle FOSSORIER, Emmanuel GAILLOT, Jean-Francois GOUIN, Christine KOEHLER, Mia KONSTANTINIDOU, Thi Lan Huong LE, Jasper LIM, Didier LUCOTTE, Gerardo de LUZENBERGER, Elisabeth MARTINI, Bernard NOTTARIANNI, Nathalie NOWAK, Michael M PANNWITZ, Anna PECASTAING, Raphaël PIERQUIN, Florence POMANA RAPATOUT, Paul RICHARDET, Audrey SAGET, Philippe SCHOEN, Philippe SLIOUSSARENKO, Benjamin THIERRY, François-Noel TISSOT, Jo TOEPFER, Jérôme VEIL, Jutta WEIMAR.

OSonOS Paris 2009



24 octobre 2009

1689

1689




Sous un caïdat, l'« omerta » joue un rôle critique.

Dans un état de droit, une injonction secrète peut être ignorée, sans crainte de représailles du point de vue de la loi que le caïd tente de mobiliser. C'est ce qu'illustrent les évènements de cet automne 2009 au Parlement de Westminster.

Mais l'« omerta », peut-elle être levée lorsque la loi est réputée résulter du consentement des parties, comme dans le cadre d'un contrat, par exemple de subordination, et que, de ce contrat dépend la survie économique de l'une seule des parties ?




Pour en savoir plus

Caïdat : voir Une face cachée du stress

Omerta : pour illustration, à l'automne 2009, la presse britannique et le Parlement de Westminster se soustraient à l'omerta que tente de leur imposer une entreprise de courtage de matières premières, fondée par deux ressortissants français.

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18 octobre 2009

Du stress au caïdat

Du stress au caïdat




« Stress : droit dans le mur », © François-Noël TISSOT, photo Agnès RODIER, Paris 2009L'isolement des personnes et le délitement des équipes ont des causes que la détection du stress ne permet pas nécessairement d'identifier.

Pour illustration, les pratiques caïdales.




Un péril difficilement détectable : les pratiques caïdales

Il y a quelques années, je rencontrais une forme de relations que je qualifiais alors du terme de caïdat.
Je le reconnaissais ensuite dans des contextes très divers. Je tentais une modélisation que je soumettais à des pairs et à des clients.

Il en ressort que le caïd jouit d’une position de prééminence dans un système légal.
Son discours témoigne de valeurs de loyauté, d’éthique et de service sociétal.
Il affiche un égal respect de la lettre de la règle, et il s’assure qu’elle soit déployée « en justice », de fait selon son caprice, de façon différenciée « selon le mérite », de fait selon l’allégeance à sa personne.
En aval, il se fait passer pour le représentant de la décision ; en amont, des attentes du terrain ; de fait, il filtre l'information à ses seules fins et constitue une rupture dans la ligne hiérarchique dont il affiche se porter garant.
Sa logique, c’est l’élévation silencieuse du système occulte dont il est le pivot.

Chacun peut aisément distinguer qui fait partie de ses protégés, et qui est hors de son clan, entretenant ainsi crainte, soumission et « omerta ».
Autour, on s'étiole.
Aucune initiative ne produit plus d'effet.
Sans prise sur le réel, autre que l'autodestruction... ou la disparition.



Identités en jeu

Sous couvert de « hiérarchie » et de « pratiques managériales », les pratiques caïdales ne s'entretiennent qu'en épuisant les entités qu'elles gangrènent : les hommes, les organisations, la société.

Auprès d'une personne, elles vampirisent le devoir de loyauté envers l'employeur, ne permettent pas de répondre au devoir citoyen de cultiver son employabilité, et menacent la capacité de satisfaire au devoir de subvenir aux besoins des siens.

En valorisant la soumission au mimétisme, elles épuisent le génie de l'organisation dont elles parasitent l'apparence, et appauvrissent la complexité des relations qui nourrit la fécondité des organisations et leur renouvellement.

Lorsque l'ordre vide ainsi de toute valeur sociale l'apparence des valeurs, un cloaque s'installe.
L'insécurité croissante appelle des réflexes claniques de repli identitaire.
Les représentations du monde ne sont plus suffisamment efficaces pour mobiliser la confiance et l'engagement de chacun face aux défis collectifs.
La plupart perçoit que l'effondrement menace, et n'en peut mais.
La plupart, sauf qui se laisse absorber par le seul « guidon » institutionnel, aveugler par les phénomènes de « cour », ou abuser par une sensibilité lacunaire aux questions de culture.

Echapper à l'injonction sans dévisser de son territoire identitaire n'est pas une mince affaire.
Pour illustration, à l'automne 2009, la presse britannique et le Parlement de Westminster n'ont pu se soustraire à l'omerta que tentait de leur imposer une entreprise fondée par deux ressortissants français qu'en « sortant du cadre », mobilisant l'une un outil de microblogging, l'autre une loi de 1689.



Se construire en maître d'ouvrage

J'envisage que la forme caïdale et la figure du caïd puissent ne pas être conscientisées, par leurs auteurs, comme des modalités ambivalentes.
Elles pourraient également naître d'une tentative de survie individuelle, dans un environnement compétitif interne et externe.
Elles pourraient relever d'une réponse mimétique du hiérarchique à une culture de fait, insue.
Les résultats qu'elles génèrent sont vraisemblablement valorisés par une direction générale.
Et il n'est pas exclu qu'une direction des ressources humaines puisse elle-même en être le siège.

Il reste que de telles pratiques me paraissent aussi socialement mortifères et contreproductives que le racisme, le harcèlement ou la discrimination.
Permettre à quelque intérêt d'y prendre appui pervertit la finalité dont se réclament tant le libéralisme que l'Etat.

Plus que de pointer les auteurs de pratiques caïdales, il conviendrait aujourd'hui de rendre l'occurrence du phénomène identifiable par tous, et de distinguer les contextes institutionnels qui en favorisent l'émergence.


Aux retours qu'attire ce propos, il ressort que les pratiques caïdales seraient relativement répandues dans une large variété d'environnements de travail, et génératrices de stress.
Pour autant, les démarches de détection du stress paraissent peu aptes à les distinguer, particulièrement lorsque les questionnaires sont conçus pour ne laisser émerger que des champs pour lesquels des réponses formatées sont aisément disponibles.

Revisiter les dispositifs de construction d'identité personnelle et sociale permet de redéployer la richesse humaine vers l'innovation, dans une logique de développement durable.




Pour en savoir plus

Revisiter les dispositifs de construction d'identité personnelle et sociale

Caïdat : les lecteurs de ces lignes font référence aux œuvres suivantes :
- Le grand Michu, 1874, Emile ZOLA
- Le Caïd de Yokohama, 1969, Kinji FUKASAKU
- Un prophète, 2008, Jacques AUDIARD
...et, au regard de leur expérience, rapportent ce qui suit :
- "C’est assez bien décrit .... C’est même assez exactement ça ..."
- "La substance produite par la personne est captée, mais la personne elle-même est disqualifiée."
- "Un cadre en apparence large paraît favoriser l'autonomie. Mais il en résulte en une mise à disposition du hiérarchique qui sanctionne ce qui ne sert pas directement ses intérêts. La personne, sans prise sur le réel, se trouve d'autant à la merci de la logique du hiérarchique."

Omerta : pour illustration, à l'automne 2009, la presse britannique et le Parlement de Westminster se soustraient à l'omerta que tente de leur imposer une entreprise de courtage de matières premières.

Face au stress, une direction générale est conduite à engager trois démarches complémentaires : anticiper, détecter, protéger. Tenir l'une pour l'autre revient à introduire un risque majeur d'ignorer des phénomènes systémiques.

« Stress : droit dans le mur » , illustration © François-Noël TISSOT, photo Agnès RODIER, Paris 2009

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17 octobre 2009

NOUS Inc.

NOUS Inc.




Notre siècle s'ouvre sur une interdépendance fragile, dont la sécurité dépend de chacun.
Devenir riche de sa propre abondance est la destinée que chacun doit souhaiter à ses contemporains, et s'y engager avec eux.
Quelles opportunités pour déployer ses compétences ?



Sans voix

Depuis que vous parcourez ces lignes, nous sommes déjà une dizaine de plus sur cette Terre.
Chaque heure, une ville comme Issoire.
Paris, c'est au bout de la semaine.
De chaque semaine.

Question domestique, simple à formuler : qui prépare les nouveaux arrivants à accueillir les suivants ?

Très limpide la réponse, c'est NOUS.

NOUS, qui sommes aujourd'hui en mesure de déployer nos compétences au service du bien être de nos contemporains.



Sans parole

Comment nous engageons-nous à tirer parti de ce surcroît de richesse humaine, peut-être éphémère, comme d'une opportunité, d'une chance pour notre espèce, pour notre biotope et pour notre culture du faire société ?

A quelles innovations relationnelles, sociales et technologiques cela nous engage-t-il ?

De quelles façons en interrogeons-nous notre façon de mobiliser l'innovation ?

Comment transformons-nous nos organisations entrepreneuriales qui nous façonnent en retour ?

Comment valorisons-nous nos intermèdes professionnels comme autant de lieux d'acculturation vers des conjonctions inédites de talents ?

Des secteurs économiques restent à constuire.

L'emploi, c'est ça.

L'emploi est là.



Sans titre

Qui ne sait pas faire, qu'il laisse la place à d'autres.

Et à qui veut mieux faire, parlons-en.




Pour en savoir plus

Cornucopia, ou comment devenir riche, de sa propre abondance

Tenir conseil en identité

Se construire comme partenaire stratégique sur des défis globaux

François-Noël TISSOT

Population mondiale



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15 octobre 2009

Cornucopia

Cornucopia

Ou comment devenir riche, de sa propre abondance




Notre siècle s'ouvre sur une interdépendance fragile, dont la sécurité dépend de chacun.
Devenir riche de sa propre abondance est la destinée que chacun peut/doit souhaiter à ses contemporains, et s'y engager avec eux.
A cette fin, tenir conseil en identité relève d'une pratique transparente : j'y distingue cinq étapes, dans lesquelles s'engagent trois acteurs, en une co-création vers un défi partagé.



Un défi partagé

Notre époque voit dans l'identité l'expression de la singularité de chacun.
Ou son contraire, un repli dans un mimétisme aux siens, à la tradition.
Ou encore une injonction imposée par certains à d'autres.

Ces représentations rendent compte de ce que, pour advenir, toute entité est conduite à se défier, avant tout, de deux périls, l'indéterminé et l'universel.

A un prospect institutionnel, je propose que clients, entreprises, collaborateurs et autres parties prenantes aspirons à nous construire ensemble comme partenaires stratégiques sur des défis globaux.
Chacun dans sa compétence singulière, en vue de cultiver sa propre abondance.



Une co création

L'expression d'une identité se veut à la fois singulière, et en phase avec les aspirations d'un avenir immédiat parmi ses contemporains.
Ainsi, dans les périodes en transformation, il devient critique de dépasser la seule apparence de l'expression de son identité, pour explorer en tout premier lieu les supports et les modalités relationnelles projetées avec ses partenaires critiques.

De façon similaire, l'appropriation d'un processus de construction d'identité est singulier à chacun, selon le principe d'identité que j'ai distingué, "On ne produit que ce que l'on est".
Et, pour un client, tenir conseil en identité c'est s'assurer d'une supervision sur son cheminement selon un processus dont il aspire à sortir à la fois autre, et tellement mieux lui-même dans ses relations avec autrui.



Trois acteurs

Après deux heures avec un client, j'ai habituellement construit un diagnostic assez fin des phénomènes d'identité à l'œuvre qui restreignent l'expression de son abondance, ...et même une esquisse de l'horizon qui l'appelle.

Dès lors, le travail n'est plus le mien, mais le sien, dont je peux assurer aujourd'hui le cadrage, et la supervision.

Ce travail s'apparente à une appropriation progressive, par une triangulation que forment :
- le leadership,
- le pilotage du programme,
- une diversité de parties prenantes, qui interagissent en une organisation étendue, éclatée, en environnement volatil, dont il convient d'articuler les relations et de mobiliser la confiance et l'engagement.



Sécurité

En tant que conseil en identité, je propose d'abord d'engager un colloque singulier avec deux personnes :
- le président ou le directeur général, celui qui entend porter le projet de l'entreprise ;
- le pilote, qui a pour mission de conduire le programme de réappropriation de la raison d'être.

Avec chacun, nous éclairons les enjeux, professionnels et personnels, qu'il convient de prendre en compte, afin que sa sécurité soit assurée, et son épanouissement possible.



Miroir

Au terme d'une seconde étape, l'entreprise dispose d'un miroir de son profil social, et du système dont elle procède et qu'elle entretient.

Ainsi, nous pouvons distinguer ensemble les traits qui vous caractérisent aujourd'hui, pour partie à votre insu, en quoi ils traduisent votre raison d'être, ici justement, là de façon obsolète, en quoi et pourquoi.



Posture

Ainsi éclairés sur l'écart qualitatif entre un état et une aspiration, vous esquissez l'horizon auquel vous vous projetez, avec quelles parties prenantes, dans quels rapports réciproques.

Vous distinguez les postures selon lesquelles vous pourriez vous y déployer, pourquoi, avec quelle crédibilité, et à quel coût.

Vous appréciez leurs modalités, leurs avantages, leurs inconvénients, et les critères de décision qui paraîtraient pertinents.



Procès

Une quatrième étape vous permet de déterminer la posture à laquelle notre destin collectif vous paraît vous appeler, les champs critiques sur lesquels vous aller vous engager, selon quelle temporalité, et les modalités dont vous allez enrichir chacun d'eux.

Chacun de ces champs portera le sens de votre engagement, de façon crédible et distinctive vis-à-vis de chacune de vos parties prenantes ; vous y fiabiliserez les procès critiques garants de notre abondance et de notre sécurité réciproques.



Sujet

Au cours d'une cinquième étape, vous célébrez votre mode relationnel sur les divers procès que vous avez identifiés, jusqu'à ce que le reflet que vous recevez de votre environnement vous signifie que la dynamique à laquelle vous aspirez est engagée.

Votre identité procède alors un peu moins d'une logique insue qui vous soumet, et plus d'une ressource que vous savez activer, dont vous êtes à la fois le projet et le sujet.




Pour en savoir plus

NOUS Inc.

Tenir conseil en identité

Se construire comme partenaire stratégique sur des défis globaux

François-Noël TISSOT



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15 septembre 2009

La fabrique du bonheur

La fabrique du bonheur




Avec l'éducation et le revenu disponible, la durée de vie est l'un des indicateurs du développement humain.
Le vieillissement de la population constitue-t-il une opportunité ou un handicap ?

C'est d'abord une donnée, inéluctable, que partagent bien d'autres pays, et que l'accroissement de la natalité ou de l'immigration ne suarait contrer.

Si les citoyens s'en saisissent, et les politiques publiques les favorisent, quatre facteurs peuvent bénéficier à l'ensemble de la population de la France :
- un accroissement de l'espérance de vie en bonne santé ;
- la conciliation entre vie professionnelle et vie personnelle ;
- le déploiement des bonnes pratiques d'intégration du handicap à l'emploi ;
- la professionnalisation des pratiques d'accompagnement.

Ces quatre facteurs dessinent des organisations étendues, résiliaires, éloignées du modèle de production du XXème siècle.
Dans une économie globalisée, où la conquête des talents fera la différence, ce n'est pas tant la structure qui comptera que la culture du vivre ensemble, d'un "faire société" à inventer.



Repères démographiques

Espérance de vie

Avant la Révolution, seulement la moitié de la population atteignait l'âge de 11 ans.
En comparaison :
- entre une grand'mère née en 1953, sa fille née en 1980 et sa petite fille née en 2007, l'espérance de vie à la naissance s'est accrue de 8 ans, puis encore de 6 ans ;
- entre deux frères nés en 1949 et en 1962, l'espérance de vie à la naissance s'est accru de 4 ans. Tout comme entre deux soeurs nées en 1980 et 1993.

Natalité

Une femme née en 1965 reste sans enfants pour 11%, porte une descendance de 2,05 enfants, et accouche à 29,9 ans, hors mariage pour 60% des aînés (52% pour l'ensemble des enfants), ce qui illustrerait une "flexibilité des structures familiales".

Immigration

En 2008, 20% de la population a au moins un parent ou un grand-parent né hors de France métropolitaine, et 30% au moins un arrière-grand-parent.

Prédictabilité

Inéluctable : toutes les personnes qui auront 60 ans en 2050 sont déjà majeures.
Entre 2010 et 2050, le nombre de décès va s'accroître régulièrement de 10% tous les 10 ans.

Ethique

Débat entre le "caractère sacré de la vie" et le "devoir de mourir".




Pour en savoir plus

Données 2008

Population : 64,3 millions d'habitants (42 en 1950)

Espérance de vie : 81 ans, soit 77,5 pour les hommes, 84,3 pour les femmes

Taux de fécondité : 2,02

Les inséminations artificielles représentent dix fois le volume des adoptions.

Excédent naturel des naisances sur les décès : 290 500

Solde migratoire : 76 000

Institut national d'études démographiques

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01 mai 2009

Face au stress

Face au stress




« Stress : droit dans le mur », © François-Noël TISSOT, photo Agnès RODIER, Paris 2009Le stress peut conduire à l'isolement des personnes et au délitement des équipes.
Face au stress, une direction générale est conduite à engager trois démarches complémentaires : anticiper, détecter, protéger.
Tenir l'une pour l'autre revient à introduire un risque majeur en ignorant des phénomènes systémiques.
Retour du conseil en identité.





Dépasser l'affichage et l'injonction

Une organisation se préparait à une modification de périmètre, un avenir turbulent, éprouvant pour ses équipes comme pour ses autres parties prenantes.
Le DRH rassemblait ses responsables RH régionaux.
A son discours, à ses réactions aux questions de ses interlocuteurs, la tension devenait de plus en plus palpable dans les rangs de son auditoire.

Ce même DRH m'avait demandé, quelques jours auparavant, de concevoir une politique de gestion du stress !
J’avais décliné.

Je fondais ma réserve sur deux hypothèses.

L'une, les poches de stress me paraissaient se former à la conjonction d’une assignation identitaire et d’injonctions paradoxales.
Or, ajouter une nouvelle injonction, « Protégez-vous ! », me paraissait peu congruent avec l’effet attendu.

L’autre, l’argument selon lequel l’hyper stress résulterait d'une diversité de facteurs me paraissait insuffisant à exonérer un haut dirigeant d’une anticipation de son empreinte sociétale.

J'invitais ce DRH de s’engager plutôt vers une politique de prévention.



Eviter de piloter dans le rétroviseur

Sur le marché, du côté de l’offre, de nouveaux entrants proposaient un diagnostic, d’un type similaire à celui que déploie un opérateur télécom à l'automne 2009.
La sécurité dont s’entoure la conception d’un questionnaire, la validation statistique de sa fiabilité, le respect de l’anonymat des répondants, les diplômes des analystes, la diversité des banques de données auxquelles on peut comparer les résultats, l’ensemble témoignait d’un professionnalisme avéré.

Pour un utilisateur, un tel exercice permettrait de localiser des poches d’hyper stress, sans doute de détecter leurs causes - rarement au delà :
- sur les remèdes, les offres étaient étonnement silencieuses ;
- voire, certains questionnaires paraissaient conçus pour ne laisser émerger que des champs pour lesquels des réponses formatées étaient aisément disponibles.

Pour une direction générale, qui engage ses équipes à négocier avec célérité un virage en visibilité incertaine, cette détection m’apparaissait alors capable de produire un tableau de bord aussi piètre et périlleux qu'un rétroviseur.

Un telle détection était-elle nécessaire ? Sans doute.
Etait-elle suffisante ? Je ne le croyais pas.



Installer un observatoire expérimental de la décision

Je cherchais à explorer une façon d’anticiper, qui prendrait appui sur une pratique peu onéreuse, dont la culture serait déjà partagée par les partenaires sociaux, et dont les professionnels des conditions de travail, de la santé au travail ou de la sécurité au travail seraient déjà familiers.

Le document unique d’évaluation des risques professionnels (DUERP), qu’établit un décret de novembre 2001, correspondait à ces critères.
Ce dispositif engage à distinguer les risques associés à tout lieu de travail, à y remédier et à engager des mesures de prévention.

A titre exploratoire, je proposais de soumettre quelques décisions à un dispositif similaire : anticiper les populations impactées et la nature des risques psycho-sociaux correspondants, avec les mesures de prévention utiles.
J’y voyais en tout premier lieu une opération de sensibilisation, de formation-action, pratique et peu coûteuse, auprès des divers acteurs d'une direction générale.

Je proposais d’accompagner cet exercice d’un observatoire expérimental de la décision, analysant les décisions et leurs « documents uniques », et conduisant des audits ciblés afin de produire de la connaissance.
En somme, une démarche d'anticipation et d'acculturation vers une protection de la « richesse vive ».

Un tel dispositif participe à prévenir une situation chaotique, mais une situation chaotique est peu propice à son installation.



Apprécier l'écart qualitatif entre le résultat obtenu et l'effet attendu

Parallèlement à cet éclairage de la décision, je proposais d'en explorer les effets.
J'envisageais ainsi l'exploration des modalités d'apprécier l'écart qualitatif entre le résultat obtenu et l'effet attendu.
Un chantier en soi, qui devrait tirer parti de la mobilisation de dispositifs de déploiement d'intelligene collective, tels que les tables de coopération ou l'approche du forum ouvert.

Et permettre de revisiter les dispositifs de construction d'identité personnelle et sociale afin de redéployer la richesse humaine vers l'innovation, dans une logique de développement durable.




Pour en savoir plus

Questionnaire proposé aux agents d'un opérateur télécom.

Document unique

Du stress au caïdat : l'isolement des personnes et le délitement des équipes ont des causes que la détection du stress ne permet pas nécessairement d'identifier ; pour illustration, les pratiques caïdales.

Revisiter les dispositifs de construction d'identité personnelle et sociale

"La programmation en pratiques", PCA Collection Recherches, 1992 : les méthodes de programmation de l'espace de travail que propose François-Noël TISSOT ont été distinguées par :
- le ministère français de l'Equipement, plan Construction et Architecture ;
- l'Agence nationale pour l'amélioration des conditions de travail (ANACT) ;
- l'Agence interministérielle pour la qualité des constructions publiques (MIQCP) cf p. 46.

« Stress : droit dans le mur » , illustration © François-Noël TISSOT, photo Agnès RODIER, Paris 2009

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05 avril 2009

Conseil en identité

Conseil en identité




Quand fait-on appel au conseil en identité ?

Lorsque les comportements habituels ne produisent plus les effets attendus, la représentation du monde n'est plus efficace. La crise d'identité couve. Le risque est de continuer à faire plus encore de la même chose, avec les mêmes effets redoutés.



A quelle fin fait-on appel au conseil en identité ?

Tenir conseil en matière d'identité permet de focaliser le déploiement de ses ressources et de ses relations, en vue d'une construction choisie, face à des défis ontologiques.



En quoi consiste le conseil en identité ?

Tenir conseil en identité permet de discerner les phénomènes d'identité à l'oeuvre et de les qualifier. On y valide que les représentations restent pertinentes et efficaces, sur la notion même d'identité.

Tenir conseil en identité d'entreprise, globale, de marque, personnelle ou professionnelle, c'est scruter les modalités et la pertinence par lesquelles une institution, une marque ou une personne font signe, sens et lien. On y construit une stratégie globale et fiabilise la maîtrise d'ouvrage de son ingénierie.

Tenir conseil en identité nominale, numérique, olfactive, sonore ou visuelle, c'est entretenir un dialogue instruit avec un spécialiste de l'ingénierie de l'une ou l'autre de ces modalités opérationnelles, afin d'obtenir une analyse fine d'un outil, son adaptation ou son renouvellement pour servir une stratégie.



Avec qui tient-on conseil en identité ?

Les premières entrées de Google permettent de distinguer la place relative de ces trois pratiques, qui contribuent à la même finalité sans porter sur le même objet.



Conseil en identité

En position 1, 5, 7, 8, 9, 14, 19 et 26, François-Noël TISSOT, conseil en identité (228 citations), fondateur en 1984 du premier cabinet francophone de conseil en identité, Une Identité Pour Demain ® (130 citations).
"Conseil en identité" "François-Noël TISSOT" : 88 citations en français
"Conseil en identité" "Une Identité Pour Demain" : 33 citations en français

François-Noël Tissot construit sa culture du conseil en identité auprès d'Accor • Agence nationale pour l'emploi (ANPE - Pôle emploi) • Allied-Lyons (Allied-Domecq / Pernod-Ricard) • Air France (Air France KLM) • Akéna (Péchiney / Alcan) • Apple Computers • April (Merlin-Gérin / Schneider Electric) • Architectural Design (ADSA / Euro RSCG / Havas) • Arnould (Schneider Electric) • Axis (Geodis) • Battelle Institute • The BOC Group • Caisse Nationale de Solidarité pour l'Autonomie - CNSA • Caisse Primaire d'Assurance Maladie de Tourcoing (Sécurité Sociale) • Calberson (Geodis) • Carrier (United Technologies) • Carters (Limagrain) • Cassie (Cisi / CEA Industrie) • Commissariat à l'Energie Atomique (CEA) • Cegos • Centre d'Etudes du Commerce Extérieur  (Euromed) • Centre International de l'Automobile • Cetelem (BNP-Paribas) • Chambre de Commerce & d'Industrie de Marseille • Cité des Sciences & de l'Industrie de la Villette • Coaching Avenue • Coachs sans frontières • Cofica (BNP-Paribas) • Compas • Coordination Solidarité Urgence Développement (SUD) • Crédit Agricole • Desgrippes Gobé (d/g* group) • Design House • Dutchtone (Orange / France Telecom) • Ekphrasis • Enka (CVC Capital Partners) • Equant (France Telecom) • Fiat Auto • Fiat Engineering (Maire Engineering) • France Telecom • Garoutte • Gist-Brocades (DSM) • Glynwed International • Gouvernement du Kosovo • Groupe Urgence Réhabilitation Développement (URD) • Haribo • Havas Dentsu Marsteller (Euro RSCG / Havas) • Hugo Consulting • Identités • Ifaces Développement • International Coach Federation • Jacques Barda Architectes • Kodak-Pathé • La Monégasque • Lex Service Group (RAC) • The Linguaphone Institute • Les Loisirs Marseillais • Ministère de l'Education Nationale (France) • Ministère de l'Equipement (France) • Ministère de la Recherche (France) • Monsanto • Mouvement Français pour la Qualité • Newell & Sorell (Interbrand / Omnicom) • Novotel (Accor) • Orangina (Pernod-Ricard) • Palais de la découverte • Plukon Royale Groep (Cebeco) • PSA - Peugeot S.A. • Port Autonome de Marseille • Pub Signal • reciproCity • Régie Autonome des Transports Parisiens (RATP) • Renault • Roquette Frères • Royal Dutch Shell • Schlumberger • Snecma (Safran) • Société Nationale des Pétroles d'Aquitaine - SNPA (Total) • Studio Breteuil 42 • Tables de Coopération • The Egg Authority • Total • Unedic • Unilever • Universités d'Aix-Marseille II et III • Valeo • VocaLink Language Services • Wolff Olins (Omnicom) •



Conseil en identité nominale, numérique, olfactive, sonore ou visuelle

En positions 2 et 6, Marque et sens, conseil en identité sonore et marketing sensoriel
"Conseil en identité" "Marque et sens" : 48 citations en français

En 3, Nymeo, conseil en identité nominale
"Conseil en identité" "nymeo" : 3 citations en français

En 4, Whatid, conseil en identité numérique et e-réputation
"conseil en identité" whatid : 1 citation en français

En 10, L'Atelier du Design en Communication, agence conseil en identité visuelle
"conseil en identité" "L'Atelier du Design en Communication" : 2 citations en français

En 12, Style Marque Interactive, agence conseil en identité visuelle
"conseil en identité" "Style Marque" : 2 citations en français

En 13, 27, Gentilshommes, agence conseil en identité sonore
"conseil en identité" Gentilshommes : 2 citations en français

En 15, KOA Studio, agence conseil en identité visuelle
"conseil en identité" "KOA Studio" : 1 citations en français

En 17, Agence Horizon, conseil en identité numérique
"conseil en identité" "Agence Horizon" : 2 citations en français.



Conseil en identité d'entreprise, globale, de marque, personnelle ou professionnelle

A partir de la position 11, OpenD, agence conseil en identité de marque
"conseil en identité" "Open D" : 9 citations en français

En 16 et 20, Dominique Gromangin, conseil en identité d'entreprise, dans le cadre d'Admirable Design, agence conseil en identité de marque
"conseil en identité" "Admirable Design" : 4 citations en français

En 18, 3Dcom, agence conseil en identité de marques
"conseil en identité" 3Dcom : 3 citations en français

En 21, ègue, agence conseil en identité de marque
"conseil en identité" ègue : 1 citation en français

En 22, Est Ouest, agence française de communication et de conseil en identité globale et en développement de marques
"conseil en identité" "Est Ouest" : 6 citations en français

En 23, Elycorp, conseil en identité de marque
"conseil en identité" Elycorp : 3 citations en français

En 25, Saguez & Partners, agence conseil en identité de marque, fondée par Olivier SAGUEZ en 1998
"conseil en identité" Saguez : 191 citations en français

En 28, Alterlinea, conseil en identité et communication
"conseil en identité" Alterlinea : 1 citation en français.

Dans cette catégorie, le leader mondial reste Wolff Olins, à Londres, où François-Noël Tissot s'est construit pendant huit ans, auprès de ses deux fondateurs, Michael WOLFF et Wally OLINS.



L'identité, un regard qui se renouvelle

La notion d'identité elle-même n'échappe pas à ce que les représentations que l'on porte sur elle ne soient plus efficaces.
Ainsi nul ne saurait jamais épuiser son contenu.

"Conseil en identité" : 1 990 citations en français
"Conseil en identité" : 2 310 citations
Conseil en identité : 4 930 000 citations
Identité : 12 200 000 citations en français
Identité : 20 900 000 citations

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01 octobre 2008

Déontologie, de la mutité à l'allotélie

Risques systémiques : qu'y peut la déontologie,
sur laquelle chaque profession fonde son identité ?




Mutit__200Innovations indispensables, équipes dispersées, organisations globales, environnement volatil, risques systémiques : qu'y peut la déontologie, sur laquelle chaque profession fonde son identité ?

La mutité, impossibilité de parler, conduit à des résultats étrangers à la finalité, l'allotélie.

Si taire le risque conduit à la ruine, voici trois pistes pour la prévenir :
- assurons-nous d'une bonne gouvernance
- revisitons les fondements de notre déontologie
- rappelons le caractère opératoire de la déontologie.



Assurons-nous d'une bonne gouvernance

Explorons d'abord trois pratiques de bonne gouvernance destinées à "dé-masquer" le risque, qui pèse sur la fécondation de l'écart entre le soi et le non soi.

Renseignons chacune de nos décisions :
- sur les risques qu'elle entend prévenir et sur ceux qu'elle ouvre ;
- sur les opportunités qu'elle autorise à saisir, et sur celles qu'elle clôt.

Cultivons un réseau de compétences et de sensibilités diversifiées.
Sollicitons chacune comme parrain / marraine de notre propre diversité.

Distinguons ce que nous voulons éviter de ce que nous désirons.
Cernons ce qui nous paraît nécessaire, pour prévenir le non souhaité et faire place au désirable.

Attention : vulnérabilité dès lors que l'on tient la partie pour le tout ; par exemple des seuls états comptables pour toute forme de redevabilité.



Revisitons les fondements de notre déontologie

▪ Déontologie, sans laquelle nul professionnel ne saurait prétendre cultiver, comme un intérêt particulier, le seuil du collectif qui le situe et l'entretient.

▪ Construction d'identité, par laquelle chaque professionnel peut effectivement contribuer à ce que tout autre puisse se construire comme co-gestionnaire d'un risque maîtrisé.

▪ Pertinence, en ce que la dispersion du monde invite à construire la confiance, afin que chaque personne, où qu'elle se situe, puisse trouver moyen et avantage à s'engager dans la construction du monde qui s'invente, non comme un donné, mais comme un "à construire".



Rappelons le caractère opératoire de la déontologie

Une double hypothèse y conduit.

▪ L'une, que crédits avariés, frelatage à la mélamine et effondrement des colonies d'abeilles relèveraient d'un même funeste syndrome que ce qu'évoquent amiante, sang contaminé, somatotropine, encéphalite spongiforme bovine..., pour ne citer aucun nom commercial.

▪ L'autre, que ce syndrome prendrait source aux facteurs de non qualité de l'organisation innovante : commandite multiple, commandite non dite, déplacement du risque et déplacement de l'horizon identitaire.

Pour prévenir la ruine, une culture déontologique vivace accompagne nécessairement toute innovation.



Taire le risque conduit à la ruine

Taire le risque conduit à des résultats étrangers à sa propre finalité - la mutité à l'allotélie - d'autant que toute identité se construit face à un défi inédit, toute culture face à un risque partagé.

Toute entreprise le sait, sans diversité pas de débat, sans débat pas d'affectio societatis.

Ainsi, sans engagement vers un faire société, délitement et effondrement.




Pour en savoir plus

Didier SICARD, Président d'honneur du Comité national consultatif d'éthique, illustre l'incidence de la mutité dans son intervention "Les inégalités d’accès aux soins : quels risques pour notre société ?" lors du colloque Le système de santé au risque des inégalités, à l'Assemblée nationale le 26 septembre 2008.

Construire la confiance : le Forum social mondial à Nairobi et le Forum économique mondial à Davos convergent sur cette même nécessité, en janvier 2007.

Une identité se structure face à un défi - Cf. Identité et liminalité de mars 2007, une culture face à "un péril craint entre tous", selon Philippe d'IRIBARNE dans Penser la diversité du monde, Seuil, septembre 2008.

Cette communication, reprise par Coachs & Vous, la revue électronique de Coaching Avenue, fait écho à :
- Déontologie, un destin furieusement moderne.
- Innovation permanente, qu'y peut la qualité ?
- L'aveuglement, un phénomène d'identité.
- Coaching sur la planète, qui accompagne qui ?

zziuQ ! : la mission, la forme et l’histoire de la déontologie, en un quiz proposé pour la première université d'été francophone de la Fédération internationale de coachs (ICF).

Photo : Mutité, montage d'après une prise de vue mise en ligne par Régine.


Déontologie, de la mutité à l'allotélie

Rédigé par François-Noël Tissot

Innovations indispensables, équipes dispersées, organisations globales, environnement volatil, risques systémiques : qu'y peut la déontologie, sur laquelle chaque profession fonde son identité ?

La mutité, impossibilité de parler, conduit à des résultats étrangers à la finalité, l'allotélie.

Voici trois pistes pour la prévenir.



Assurons-nous d'une bonne gouvernance

Explorons d'abord trois pratiques de bonne gouvernance destinées à "dé-masquer" le risque, qui pèse sur la fécondation de l'écart entre le soi et le non soi.

Renseignons chacune de nos décisions :
- sur les risques qu'elle entend prévenir et sur ceux qu'elle ouvre ;
- sur les opportunités qu'elle autorise à saisir, et sur celles qu'elle clôt.

Cultivons un réseau de compétences et de sensibilités diversifiées.
Sollicitons chacune comme parrain / marraine de notre propre diversité.

Distinguons ce que nous voulons éviter de ce que nous désirons.
Cernons ce qui nous paraît nécessaire, pour prévenir le non souhaité et faire place au désirable.


Attention : vulnérabilité dès lors que l'on tient la partie pour le tout ; par exemple des seuls états comptables pour toute forme de redevabilité.



Revisitons les fondements de notre déontologie

▪ Déontologie, sans laquelle nul professionnel ne saurait prétendre cultiver, comme un intérêt particulier, le seuil du collectif qui le situe et l'entretient.

▪ Construction d'identité, par laquelle chaque professionnel peut effectivement contribuer à ce que tout autre puisse se construire comme co-gestionnaire d'un risque maîtrisé.

▪ Pertinence, en ce que la dispersion du monde invite à construire la confiance, afin que chaque personne, où qu'elle se situe, puisse trouver moyen et avantage à s'engager dans la construction du monde qui s'invente, non comme un donné, mais comme un "à construire".



Rappelons le caractère opératoire de la déontologie

Une double hypothèse y conduit.

▪ L'une, que crédits avariés, frelatage à la mélamine et effondrement des colonies d'abeilles relèveraient d'un même funeste syndrome que ce qu'évoquent amiante, sang contaminé, somatotropine, encéphalite spongiforme bovine..., pour ne citer aucun nom commercial.

▪ L'autre, que ce syndrome prendrait source aux facteurs de non qualité de l'organisation innovante : commandite multiple, commandite non dite, déplacement du risque et déplacement de l'horizon identitaire.

Pour prévenir la ruine, une culture déontologique vivace accompagne nécessairement toute innovation.



Taire le risque annonce la ruine

Taire le risque conduit à des résultats étrangers à sa propre finalité - la mutité à l'allotélie - d'autant que toute identité se construit face à un défi inédit, toute culture face au risque partagé.

Toute entreprise le sait, sans diversité pas de débat, sans débat pas d'affectio societatis.

Ainsi, sans engagement vers un faire société, délitement et effondrement.




Pour en savoir plus

Didier SICARD, Président d'honneur du Comité national consultatif d'éthique, illustre l'incidence de la mutité dans son intervention "Les inégalités d’accès aux soins : quels risques pour notre société ?" lors du colloque Le système de santé au risque des inégalités, à l'Assemblée nationale le 26 septembre 2008.

Construire la confiance : le Forum social mondial à Nairobi et le Forum économique mondial à Davos convergent sur cette même nécessité, en janvier 2007.

Une identité se structure face à un défi - Cf. Identité et liminalité de mars 2007, une culture face à "un péril craint entre tous", selon Philippe d'IRIBARNE dans Penser la diversité du monde, Seuil, septembre 2008.

Cette communication fait écho à :
- Faire société : organisation globale et déontologie.
- Innovation permanente, qu'y peut la qualité ?
- L'aveuglement des élites, un phénomène d'identité.
- Coaching sur la planète, qui accompagne qui ?

zziuQ ! : la mission, la forme et l’histoire de la déontologie, en un quiz proposé pour la première université d'été francophone de la Fédération internationale de coachs (ICF).




Auteur de l'article : François-Noël Tissot

Sous la bannière Une Identité Pour Demain ®, François-Noël Tissot sert un soutien opérationnel à la construction d’identité des organisations.

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Photo : Mutité, montage d'après une prise de vue mise en ligne par Régine.

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08 septembre 2008

Identité et impersonnalité

Identité et impersonnalité




Interrogation de FL

"Comment, selon toi, concilier l'idée de construction d'identité avec le principe d'impersonnalité qui découle de celui d'interdépendance ?

Ou dit autrement, en quoi le jeu relatif des identités que portent les personnes en tant qu'agrégats anthropologiques complexes élémentaires, est-il autre chose qu'un jeu de relativité toponymique, c'est à dire une structure nominaliste impermanente qui se distribue dans l'espace-temps selon une logique d'exclusion mutuelle des hic et nunc où se positionnent leurs états relatifs ?"




Mon point de vue

Je me suis rendu jeudi et vendredi au colloque de bioéthique comparée France Japon, du Centre Georges Canguilhem.

J'y trouve éclairante l'intervention de KANAMORI Osamu, de l'université de Tokyo, sur sa distinction entre Bios et Zoe, maintenant en ligne.

Peut-être cette intervention éclaire-t-elle en partie ta question.



Autre chose, oui.

La construction d'identité, qui tend à chaque fois vers le singulier, permet de fait à chaque entité de rejoindre l'universel puisque c'est la condition d'existence de chaque "Bios", un fait de nature.

C'est cette aspiration au singulier qui permet la relativité toponymique que tu évoques.

Ce qui est d'un grand intérêt pourt toutes espèces, leur interdépendance, et la permanence et le renouvellement du "Zoe".

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